Anesthésie : perte de conscience et de sensibilité. Fait également référence au processus ou aux médicaments utilisés pour produire cet effet. L’anesthésie intervient généralement avant l’opération, pour que le patient ne ressente ni douleur ni gêne.
Apnée du sommeil : arrêt momentané de la respiration pendant le sommeil. Le patient se réveille généralement en cherchant sa respiration. L’apnée du sommeil peut être un phénomène récurrent qui entrave le sommeil et entraîne de la somnolence pendant la journée. Elle fait partie des comorbidités liées à l’obésité morbide.
Arthrose : l’une des affections articulatoires dégénératives survenant lorsque le cartilage des articulations s’use et que les surfaces osseuses attachées frottent l’une contre l’autre. L’arthrose résulte d’une inflammation telle que l’arthrite rhumatismale. Elle s’accompagne généralement de douleur et de raideur. Bien qu’elle affecte surtout les personnes âgées, l’arthrose touche également les personnes obèses en raison de la tension excessive supportée par les articulations porteuses.
Bariatrique : concerne la branche de la médecine consacrée à la prévention et au traitement de l’obésité.
Bile : liquide secrété par le foie qui, une fois dans l’intestin, contribue au processus digestif.
Cancer : terme générique qualifiant plus de 100 affections, parfois mortelles, caractérisées par la croissance anormale et anarchique de cellules malignes. Ces cellules malignes peuvent être localisées ou migrer dans le corps par le biais de la circulation sanguine ou du système lymphatique. Le cancer fait partie des comorbidités liées à l’obésité morbide.
Chirurgien bariatrique : chirurgien spécialisé dans le traitement chirurgical de l’obésité.
Comorbidité : affection associée à l’obésité qui est causée ou aggravée par l’obésité ou par une autre affection primaire étudiée ou traitée. Une perte de poids suffisante permet en général d’améliorer ou de guérir totalement les comorbidités de l’obésité telles que le diabète de type 2, l’hypertension et l’apnée du sommeil.
Contre-indication à la chirurgie : facteur par lequel la réalisation d’une intervention chirurgicale est entravée ou déconseillée.
Dérivation biliopancréatique (DBP) : technique chirurgicale utilisée dans le traitement de l’obésité. Environ les deux tiers de l’estomac sont enlevés et la position des intestins est modifiée de sorte que les enzymes digestives entrent moins en contact avec les aliments. Cette procédure vise à réduire l’absorption des nutriments et à entraver considérablement l’assimilation des calories, même lorsque les portions consommées sont de taille moyenne. Bien que cette intervention entraîne une perte de poids plus rapide et plus importante que les autres opérations bariatriques, le risque de problèmes alimentaires postopératoires est beaucoup plus élevé. La DBP est également appelée opération de Scopinaro.
Diabète de type 2 : affection endocrinienne chronique caractérisée par l’incapacité à utiliser le sucre, en particulier le glucose, un hydrate de carbone simple, de façon correcte. Cette incapacité entraîne un taux excessivement élevé de glucose dans le sang. Le diabète est lié à une carence relative ou absolue en insuline. Cette hormone régule la dégradation des hydrates de carbone par l’organisme. Les personnes obèses souffrent beaucoup plus souvent de diabète de type 2 que le reste de la population.
Embolie : une des comorbidités liées à l’obésité morbide. L’embolie est un arrêt soudain des fonctions cérébrales dû au blocage ou à l’éclatement d’un vaisseau sanguin qui envoie de l’oxygène au cerveau. En fonction de la zone du cerveau touchée, l’embolie peut entraîner des problèmes de coordination des muscles, des difficultés d’élocution, une cécité, une parésie (faiblesse), une perte de connaissance, une paralysie, un coma voire le décès.
Gastroplastie verticale calibrée (GVC) : intervention chirurgicale pour le traitement de l’obésité morbide qui consiste à agrafer l’estomac et à créer une petite poche gastrique. La sortie de l’estomac est resserrée à l’aide d’une bande synthétique. Il en résulte une nette réduction de la quantité de nourriture pouvant être consommée : la sensation de satiété est déjà ressentie après quelques bouchées. La GVC est une opération simple qui est parfois réalisée par laparoscopie. La désunion de la ligne d’agrafes entraîne une prise de poids. Cette technique est également appelée « agrafage gastrique » (gastroplastie de Mason).
Hypertension : élévation anormale de la tension artérielle. On parle généralement d’hypertension lorsque la tension artérielle est égale ou supérieure à 140/90. Chez les personnes âgées, ce chiffre est légèrement revu à la hausse. La première valeur indique la tension systolique (pression dans les vaisseaux sanguins lorsque le cœur se contracte et expulse le sang). La seconde indique la tension diastolique (pression lors de la période de repos entre deux contractions cardiaques). Cette affection est également mise en rapport avec l’obésité en raison de la surcharge pondérale que le cœur doit surmonter.
Indice de masse corporelle (IMC) : méthode de mesure de l’obésité la plus couramment utilisée. L’IMC donne une approximation de la masse corporelle au moyen d'un rapport mathématique du poids et de la taille [(le poids en kg ÷ la taille en mètres2) ou (le poids en livres ÷ la taille en pouces2 x 703)]. Un IMC à partir de 30 est considéré par la plupart des agences de santé comme étant le seuil de l'obésité. Un IMC à partir de 40 est généralement vu comme une obésité morbide. Il faut toutefois noter que les mesures de l'IMC chez les culturistes et les athlètes risquent de ne pas être des déterminants précis de l'obésité en raison du fait que l'IMC ne fait pas la distinction entre les muscles et le gras.
Maladie du cœur : maladie liée au cœur et aux vaisseaux sanguins. Également appelée maladie coronarienne. Les maladies du cœur sont une cause de mortalité importante aux États-Unis.
Obésité : affection caractérisée par une surcharge pondérale due à une accumulation anormale de graisse. L’obésité est définie objectivement comme un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 30 et est associée à des risques nettement plus importants pour la santé.
Obésité morbide : maladie caractérisée par une surcharge pondérale perturbant les fonctions physiologiques fondamentales telles que la respiration et la marche. L’obésité morbide est liée à un indice de masse corporelle (IMC) supérieur ou égal à 40. On parle également d’obésité morbide si un IMC de 35 à 39,9 est associé à des comorbidités importantes.
Opération laparoscopique : intervention chirurgicale la moins invasive par laquelle le chirurgien réalise quelques petites incisions afin d’accéder à l’intérieur du corps. Il insère alors une petite caméra attachée à une source lumineuse ainsi que des instruments longs et fins. La douleur et la formation de cicatrices sont considérablement réduites, comparativement à la grande incision d’une opération ouverte conventionnelle. La durée de l’hospitalisation et le délai de récupération sont également plus courts.
Poids idéal : concerne généralement le poids que doit peser une personne ayant une taille et une ossature déterminées. Il s’agit en d’autres termes du poids souhaité pour une bonne santé et une condition physique optimale. Toutefois, plusieurs problèmes se posent dans le cadre du calcul actuel du poids idéal : a) le pourcentage de graisse corporelle ou sa répartition ne sont pas pris en compte; b) seuls certains tableaux tiennent compte des âges et des ossatures différents et c) le point le plus important, aucun consensus n’existe au sujet de la formule ou du tableau devant être pris comme référence. Donc, la notion de poids idéal demeure subjective. Pour donner un exemple de l'écart qui peut exister, une femme mesurant 56 po et ayant une ossature moyenne devrait avoir un poids idéal entre 124 et 149 livres, dépendamment de la source. On utilise dans ce livret les tableaux de la Compagnie d’assurance-vie La Métropolitaine, datant de 1983, pour les calculs de l’IMC et du poids idéal.
Pontage gastrique : intervention chirurgicale pour le traitement de l’obésité qui consiste à réduire la taille de l’estomac à l’aide d’agrafes. Cette petite poche gastrique est alors reliée à l’intestin, court-circuitant ainsi le compartiment inférieur de l’estomac. Le passage des sucs digestifs n’est cependant pas entravé. Cette intervention permet de limiter la quantité et le type d’aliments consommés. Les sucres et les matières grasses entraînent parfois un malaise : c’est ce que l’on appelle le syndrome de chasse (dumping). Une opération de pontage gastrique peut être réalisée par opération ouverte (une grande incision unique) ou par laparoscopie. Cette opération produit une perte de poids rapide et considérable, mais est également associée à un taux de mortalité plus élevé et à un plus grand nombre de complications. Elle est également appelée opération « Roux-en-Y ».
Pontage gastrique laparoscopique : une méthode très peu invasive qui permet d'effectuer une chirurgie de pontage gastrique. (Voir la définition détaillée du « Pontage gastrique ».) Les risques associés à cette chirurgie sont toutefois, comparables à ceux du pontage gastrique standard. Cette méthode est employée peu fréquemment en raison de la difficulté et de la complexité de la procédure.
Reflux gastro-œsophagien : remontée du contenu gastrique dans l’œsophage due à une défaillance du sphincter à l’extrémité de l’œsophage. Peut entraîner douleurs et aigreurs d’estomac. Si ce phénomène est récurrent, il peut s’agir d’un reflux gastro-œsophagien chronique : l’acidité gastrique est alors susceptible de provoquer la formation de cicatrices dans l’œsophage et d’autres problèmes chroniques.
Satiété : état de satisfaction et de contentement. Sensation d’avoir l’estomac complètement rempli et de ne plus pouvoir avaler quoi que ce soit.
Solution saline : une solution salée (chlorure de sodium) comparable aux larmes, liquide corporel naturel. Elle est utilisée pour remplir le ballonnet de l’anneau gastrique ajustable afin de réguler l’importance de la restriction et le rythme de la perte de poids.
Stoma : sortie de l’estomac créée par l’agrafage ou le placement d’un anneau réglable autour du compartiment supérieur. L’estomac est ainsi scindé en deux parties : un compartiment supérieur sous la forme d’une petite poche gastrique et un compartiment inférieur. La quantité d’aliments pouvant être contenue par l’estomac s’en trouve réduite et le temps nécessaire à la digestion, prolongé. L’anneau gastrique ajustable permet d’adapter le stoma en remplissant ou en vidant le ballonnet de l’anneau.
Surcharge pondérale : état caractérisé par un poids corporel supérieur aux normes généralement acceptées. Le poids est lié à l’ossature, à la graisse, aux muscles et/ou à l’eau. La surcharge pondérale est objectivement définie par un indice de masse corporelle allant de 25 à 29,9. Les protéines des enzymes pancréatiques sécrétées par le pancréas qui aident à la décomposition des aliments au cours du processus de digestion. Ce processus crée de l'énergie que le sang transporte dans le corps.
Syndrome de chasse (dumping) : réaction physiologique souvent constatée après une chirurgie de pontage gastrique. Cette opération modifie la fonction de l'estomac et de l’intestin et interrompt la digestion. Lorsque les patients consomment certains aliments, tels que du sucre ou des sucreries, ils peuvent ressentir une sensation « de chasse », caractérisée par des symptômes tels que la nausée, le rougissement, la sudation, des vertiges et la diarrhée. Cette complication touche la plupart des patients de pontage gastrique. Les patients avec anneau gastrique LAP-BAND® ne sont pas confrontés à ce problème.
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